Les scripts de démarrage et d'arrêt du répertoire /etc/rc.d illustrent l'utilisation (et l'intérêt) de ces commandes. Elles sont généralement appelées par root et utilisées pour la maintenance du système ou pour des réparation en urgence du système de fichiers. Utilisez-les avec précaution car certaines de ces commandes peuvent endommager votre système en cas de mauvaise utilisation.
Affiche tous les utilisateurs connectés. Ceci est l'équivalent approximatif de who -q.
Affiche l'utilisateur actuel et les groupes auxquels il appartient. Ceci correspond à la variable interne $GROUPS mais donne les noms des groupes plutôt que leur numéro.
bash$ groups bozita cdrom cdwriter audio xgrp bash$ echo $GROUPS 501 |
La commande chown modifie le propriétaire d'un ou plusieurs fichiers. Cette commande est un méthode utile qu'utilise root pour modifier le propriétaire d'un fichier. Un utilisateur ordinaire peut ne pas pouvoir changer le propriétaire des fichiers, même pas ses propres fichiers. [1]
root# chown bozo *.txt |
La commande chgrp modifie le groupe d'un ou plusieurs fichiers. Vous devez être le propriétaire du fichier ainsi qu'un membre du groupe de destination (ou root) pour réaliser cette opération.
chgrp --recursive dunderheads *.data # Ce groupe "dunderheads" sera le propriétaire de tous les fichiers "*.data" #+ du répertoire $PWD et de ses répertoires (c'est ce que sous-entend le #+ "recursive"). |
La commande d'administration useradd ajoute un compte utilisateur au système et crée un répertoire personnel pour cet utilisateur particulier si cela est demandé. La commande correspondante userdel supprime le compte de l'utilisateur du système [2] et supprime les fichiers associés.
![]() | La commande adduser est un synonyme de useradd et est habituellement un lien symbolique vers ce dernier. |
La commande id affiche les identifiants effectifs de l'utilisateur et du groupe pour l'utilisateur actuel. C'est la contre-partie des variables internes Bash $UID, $EUID et $GROUPS.
bash$ id uid=501(bozo) gid=501(bozo) groups=501(bozo),22(cdrom),80(cdwriter),81(audio) bash$ echo $UID 501 |
Voir aussi Exemple 9-5.
Affiche tous les utilisateurs connectés sur le système.
bash$ who bozo tty1 Apr 27 17:45 bozo pts/0 Apr 27 17:46 bozo pts/1 Apr 27 17:47 bozo pts/2 Apr 27 17:49 |
L'option -m donne des informations détaillées sur l'utilisateur actuel. Passer n'importe quels arguments, à condition qu'il en ait deux, à who est l'équivalent de who -m, comme dans in who am i ou who The Man.
bash$ who -m localhost.localdomain!bozo pts/2 Apr 27 17:49 |
whoami est similaire à who -m mais affiche seulement le nom de l'utilisateur.
bash$ whoami bozo |
Affiche tous les utilisateurs connectés et le processus leur appartenant. C'est une version étendue de who. La sortie de w peut être envoyée via un tube vers grep pour trouver un utilisateur et/ou un processus spécifique.
bash$ w | grep startx bozo tty1 - 4:22pm 6:41 4.47s 0.45s startx |
Affiche le nom de connexion de l'utilisateur actuel (disponible dans /var/run/utmp). C'est presque l'équivalent de whoami, ci-dessus.
bash$ logname bozo bash$ whoami bozo |
Néanmoins...
bash$ su Password: ...... bash# whoami root bash# logname bozo |
Lance un programme ou un script en substituant l'utilisateur (substitue l'utilisateur). su rjones lance un shell en tant qu'utilisateur rjones. Une commande su sans arguments utilise root par défaut. Voir Exemple A-16.
Lance une commande en tant que root (ou un autre utilisateur). Ceci peut être utilisé dans un script, permettant ainsi à un utilisateur standard de lancer un script.
#!/bin/bash # Quelques commandes. sudo cp /root/secretfile /home/bozo/secret # Quelques autres commandes. |
Le fichier /etc/sudoers contient le nom des utilisateurs ayant le droit d'appeller sudo.
Initialise ou modifie le mot de passe d'un utilisateur.
passwd peut être utilisé dans un script, mais ne devrait pas l'être.
#!/bin/bash # set-new-password.sh: Pas une bonne idée. # Ce script doit être lancé en tant que root, #+ ou encore mieux, pas lancé du tout. ROOT_UID=0 # Root a l'$UID 0. E_MAUVAIS_UTILISATEUR=65 # Non root? if [ "$UID" -ne "$ROOT_UID" ] then echo; echo "Seul root peut lancer ce script."; echo exit $E_MAUVAIS_UTILISATEUR else echo; echo "Vous devriez connaître mieux que ce script, root." fi nom_utilisateur=bozo NOUVEAU_MOTDEPASSE=violation_de_sécurité echo "$NOUVEAU_MOTDEPASSE" | passwd --stdin "$nom_utilisateur" # L'option '--stdin' de 'passwd' permet d'obtenir le nouveau mot de passe #+ de l'entrée standard stdin (ou d'un tube). echo; echo "Le mot de passe de l'utilisateur $nom_utilisateur a été changé!" # Utiliser la commande 'passwd' dans un script est dangereux. exit 0 |
Affiche le temps de connexion des utilisateurs actuellement connectés, à partir des informations lues dans /var/log/wtmp. Il fait partie des utilitaires de mesure GNU.
bash$ ac total 68.08 |
Affiche les derniers (last en anglais) utilisateurs connectés, suivant les informations disponibles dans /var/log/wtmp. Cette commande peut aussi afficher les connexions distantes.
Modifie l'identifiant du groupe de l'utilisateur sans se déconnecter. Ceci permet l'accès aux fichiers du nouveau groupe. Comme les utilisateurs pourraient être des membres de plusieurs groupes simultanément, cette commande a peu d'utilité.
Affiche le nom du terminal de l'utilisateur actuel. Notez que chaque fenêtre xterm compte comme un terminal séparé.
bash$ tty /dev/pts/1 |
Affiche et/ou modifie les paramètrages du terminal. Cette commande complexe, utilisée dans un script, peut contrôler le comportement du terminal et la façon dont il affiche des caractères. Voir la page info et l'étudier en profondeur.
Exemple 13-1. configurer un caractère d'effacement
#!/bin/bash # erase.sh: Utilisation de "stty" pour initialiser un caractère d'effacement # lors de la lecture de l'entrée standard. echo -n "Quel est ton nom? " read nom # Essayez d'effacer quelques caractères. # Ne fonctionnera pas. echo "Votre nom est $nom." stty erase '#' # Initialisation de la "dièse" (#) comme # caractère d'effacement. echo -n "Quel est ton nom? " read nom # Utilisez # pour effacer le dernier caractère # tapé. echo "Votre nom est $nom." exit 0 |
Exemple 13-2. mot de passe secret: Désactiver l'écho du terminal
#!/bin/bash echo echo -n "Entrez le mot de passe " read mot_de_passe echo "Le mot de passe est $mot_de_passe" echo -n "Si quelqu'un a regardé par dessus votre épaule, " echo "votre mot de passe pourrait avoir été compromis." echo && echo # Deux retours chariot dans une "liste ET". stty -echo # Supprime l'echo sur l'écran. echo -n "Entrez de nouveau le mot de passe " read mot_de_passe echo echo "Le mot de passe est $mot_de_passe" echo stty echo # Restaure l'echo de l'écran. exit 0 |
Une utilisation originale de stty concerne la détection de l'appui d'une touche (sans appuyer sur ENTER).
Exemple 13-3. Détection de l'appui sur une touche
#!/bin/bash # keypress.sh: Détecte un appui sur une touche ("hot keyboard"). echo ancienne_config_tty=$(stty -g) # Sauvegarde de l'ancienne configuration. stty -icanon Appui_touche=$(head -c1) # ou $(dd bs=1 count=1 2> /dev/null) # sur les systèmes non-GNU echo echo "La touche est \""$Appui_touche"\"." echo stty "$ancienne_config_tty" # Restaure l'ancienne configuration. # Merci, Stephane Chazelas. exit 0 |
Voir aussi Exemple 9-3.
Affiche ou initialise les paramètrages du terminal. C'est une version stty comprenant moins de fonctionnalités.
bash$ tset -r Terminal type is xterm-xfree86. Kill is control-U (^U). Interrupt is control-C (^C). |
Initialise ou affiche les paramètres du port série. Cette commande doit être lancé par l'utilisateur root et est habituellement utilisée dans un script de configuration du système.
# From /etc/pcmcia/serial script: IRQ=`setserial /dev/$DEVICE | sed -e 's/.*IRQ: //'` setserial /dev/$DEVICE irq 0 ; setserial /dev/$DEVICE irq $IRQ |
Le processus d'initialisation d'un terminal utilise getty ou agetty pour demander le nom de connexion d'un utilisateur. Ces commandes ne sont pas utilisées dans des scripts shell d'utilisateurs. Leur contre-partie script est stty.
Active ou désactive les droits d'écriture sur le terminal de l'utilisateur actuel. Désactiver l'accès empêcherait tout utilisateur sur le réseau d'écrire (write en anglais) sur le terminal.
![]() | Il peut être très ennuyant de voir apparaître un message pour une commande de pizza au milieu du fichier texte en cours d'édition. Sur un réseau multi-utilisateur, vous pourriez du coup souhaiter désactiver les droits d'écriture sur votre terminal lorsque vous ne voulez pas être dérangé. |
C'est un acronyme pour << write all >>, c'est-à-dire écrire un message à tous les utilisateurs sur tous les terminaux connectés sur le réseau. C'est essentiellement un outil pour l'administrateur système, utile par exemple pour prévenir tout le monde que le système sera bientôt arrêté à cause d'un problème (voir Exemple 17-2).
bash$ wall Système arrêté pour maintenance dans 5 minutes! Broadcast message from bozo (pts/1) Sun Jul 8 13:53:27 2001... Système arrêté pour maintenance dans 5 minutes! |
![]() | Si le droit d'écriture sur un terminal particulier a été désactivé avec mesg, alors wall ne pourra pas lui envoyer un message. |
Affiche tous les messages de démarrage du système envoyés à stdout. Pratique pour déboguer, pour s'assurer des pilotes de périphériques qui ont été installés et des interruptions système utilisées. La sortie de dmesg pourrait, bien sûr, être analysée avec grep, sed, ou awk à l'intérieur d'un script.
bash$ dmesg | grep hda Kernel command line: ro root=/dev/hda2 hda: IBM-DLGA-23080, ATA DISK drive hda: 6015744 sectors (3080 MB) w/96KiB Cache, CHS=746/128/63 hda: hda1 hda2 hda3 < hda5 hda6 hda7 > hda4 |
Affiche les spécifications du système (OS, version du noyau, etc.) sur stdout. Appelé avec l'option -a, donne plus d'informations sur le système (voir Exemple 12-4). L'option -s affiche seulement le type de l'OS.
bash$ uname -a Linux localhost.localdomain 2.2.15-2.5.0 #1 Sat Feb 5 00:13:43 EST 2000 i686 unknown bash$ uname -s Linux |
Affiche l'architecture du système. Equivalent à uname -m. Voir Exemple 10-26.
bash$ arch i686 bash$ uname -m i686 |
Donne une information sur les dernières commandes, disponibles dans le fichier /var/account/pacct. Le nom de la commande et de l'utilisateur peuvent être spécifiés en options. Elle fait partie des utilitaires de comptage GNU.
Affiche la dernière connexion de tous les utilisateurs système. Ceci prend comme référence le fichier /var/log/lastlog.
bash$ lastlog root tty1 Fri Dec 7 18:43:21 -0700 2001 bin **Never logged in** daemon **Never logged in** ... bozo tty1 Sat Dec 8 21:14:29 -0700 2001 bash$ lastlog | grep root root tty1 Fri Dec 7 18:43:21 -0700 2001 |
![]() | Cette commande échouera si l'utilisateur l'appellant n'a pas des droits de lecture sur le fichier /var/log/lastlog. |
Affiche les fichiers ouverts. Cette commande affiche une table détaillée de tous les fichiers ouverts et donne de l'information sur leur propriétaire, taille, processus associés et bien plus encore. Bien sûr, lsof pourrait être redirigé avec un tube vers grep et/ou awk pour analyser ce résultat.
bash$ lsof COMMAND PID USER FD TYPE DEVICE SIZE NODE NAME init 1 root mem REG 3,5 30748 30303 /sbin/init init 1 root mem REG 3,5 73120 8069 /lib/ld-2.1.3.so init 1 root mem REG 3,5 931668 8075 /lib/libc-2.1.3.so cardmgr 213 root mem REG 3,5 36956 30357 /sbin/cardmgr ... |
Outil de diagnostique et de déboguage des appels systèmes et des signaux. La façon la plus simple de l'appeller est strace COMMANDE.
bash$ strace df execve("/bin/df", ["df"], [/* 45 vars */]) = 0 uname({sys="Linux", node="bozo.localdomain", ...}) = 0 brk(0) = 0x804f5e4 ... |
C'est l'équivalent Linux de truss.
Scanner de port réseau. Cette commande parcourt les ports d'un serveur pour localiser les ports ouverts et les services associés à ces ports. C'est un important outil de sécurité pour verrouiller un réseau contre les tentatives de pirates.
#!/bin/bash SERVEUR=$HOST # localhost.localdomain (127.0.0.1). NUMERO_PORT=25 # Port SMTP. nmap $SERVEUR | grep -w "$NUMERO_PORT" # Ce port particulier est-il ouvert ? # grep -w établit une correspondance avec des mots entiers #+ seulement, donc cela permet d'éviter le port 1025 par exemple. exit 0 # 25/tcp open smtp |
Affiche l'utilisation de la mémoire et du cache sous forme de tableau. La sortie de cette commande tend à être analyser avec l'utilisation de grep, awk ou Perl. La commande procinfo affiche toute l'information dont dispose la commande free et bien plus encore.
bash$ free total used free shared buffers cached Mem: 30504 28624 1880 15820 1608 16376 -/+ buffers/cache: 10640 19864 Swap: 68540 3128 65412 |
Pour afficher la mémoire RAM inutilisée:
bash$ free | grep Mem | awk '{ print $4 }' 1880 |
Extrait et affiche des informations et des statistiques à partir du pseudo système de fichiers /proc. Cela donne une liste très détaillée.
bash$ procinfo | grep Bootup Bootup: Wed Mar 21 15:15:50 2001 Load average: 0.04 0.21 0.34 3/47 6829 |
Affiche les périphériques, c'est-à-dire le matériel installé.
bash$ lsdev Device DMA IRQ I/O Ports ------------------------------------------------ cascade 4 2 dma 0080-008f dma1 0000-001f dma2 00c0-00df fpu 00f0-00ff ide0 14 01f0-01f7 03f6-03f6 ... |
Affiche l'utilisation du disque, de façon récursive. Par défaut, il prend en compte le répertoire courant.
bash$ du -ach 1.0k ./wi.sh 1.0k ./tst.sh 1.0k ./random.file 6.0k . 6.0k total |
Affiche l'utilisation des systèmes de fichiers sous forme de tableau.
bash$ df Filesystem 1k-blocks Used Available Use% Mounted on /dev/hda5 273262 92607 166547 36% / /dev/hda8 222525 123951 87085 59% /home /dev/hda7 1408796 1075744 261488 80% /usr |
Donnes des statistiques détaillées, voire verbeuses, sur un fichier donné (voire un répertoire ou un fichier périphérique) ou sur un ensemble de fichiers.
bash$ stat test.cru File: "test.cru" Size: 49970 Allocated Blocks: 100 Filetype: Regular File Mode: (0664/-rw-rw-r--) Uid: ( 501/ bozo) Gid: ( 501/ bozo) Device: 3,8 Inode: 18185 Links: 1 Access: Sat Jun 2 16:40:24 2001 Modify: Sat Jun 2 16:40:24 2001 Change: Sat Jun 2 16:40:24 2001 |
Si le fichier cible n'existe pas, stat renvoie un message d'erreur.
bash$ stat fichier-inexistant nonexistent-file: No such file or directory |
Affiche les statistiques concernant la mémoire virtuel.
bash$ vmstat procs memory swap io system cpu r b w swpd free buff cache si so bi bo in cs us sy id 0 0 0 0 11040 2636 38952 0 0 33 7 271 88 8 3 89 |
Affiche des informations et des statistiques sur le réseau, telles que les tables de routage et les connexions actives. Cet utilitaire accède à l'information avec /proc/net (Chapitre 28). Voir Exemple 28-2.
netstat -r est équivalent à route.
Affiche depuis quand le système est lancé ainsi que quelques autres statistiques.
bash$ uptime 10:28pm up 1:57, 3 users, load average: 0.17, 0.34, 0.27 |
Affiche le nom d'hôte du système. Cette commande initialise le nom d'hôte dans un script de démarrage /etc/rc.d (/etc/rc.d/rc.sysinit ou similaire). C'est équivalent à uname -n, et une contrepartie de la variable interne $HOSTNAME.
bash$ hostname localhost.localdomain bash$ echo $HOSTNAME localhost.localdomain |
Affiche un identifiant numérique (hexadécimal) sur 32 bits pour la machine hôte.
bash$ hostid 7f0100 |
![]() | Cette commande récupère prétendument un numéro de série << unique >> pour un système particulier. Certaines procédures d'enregistrement d'un produit utilisent ce numéro pour indiquer une licence utilisateur particulière. Malheureusement, hostid ne fait que renvoyer l'adresse réseau en héxadécimal avec quelques octets transposés. L'adresse réseau d'une machine Linux typique ne se trouvant pas sur un réseau est disponible dans /etc/hosts.
Il arrive que la transposition de 127.0.0.1 soit 0.127.1.0, ce qui donne en hexadécimal 007f0100, l'équivalent exact de ce que renvoit hostid, ci-dessus. Il existe seulement quelques millions d'autres machines Linux avec ce même hostid. |
Appeller sar (system activity report) donne une indication minutée et très détaillée des statistiques système. Cette commande est disponible sur certains systèmes UNIX commerciaux mais ne fait pas partie de la distribution UNIX de base. Il appartient au package des utilitaires sysstat, écrit par Sébastien Godard.
bash$ sar Linux 2.4.7-10 (localhost.localdomain) 12/31/2001 10:30:01 AM CPU %user %nice %system %idle 10:40:00 AM all 1.39 0.00 0.77 97.84 10:50:00 AM all 76.83 0.00 1.45 21.72 11:00:00 AM all 1.32 0.00 0.69 97.99 11:10:00 AM all 1.17 0.00 0.30 98.53 11:20:00 AM all 0.51 0.00 0.30 99.19 06:30:00 PM all 100.00 0.00 100.01 0.00 Average: all 1.39 0.00 0.66 97.95 |
Affiche des informations et des statistiques sur un binaire elf indiqué. Cela fait partie du package binutils.
bash$ readelf -h /bin/bash ELF Header: Magic: 7f 45 4c 46 01 01 01 00 00 00 00 00 00 00 00 00 Class: ELF32 Data: 2's complement, little endian Version: 1 (current) OS/ABI: UNIX - System V ABI Version: 0 Type: EXEC (Executable file) . . . |
La commande size [/chemin/vers/binaire] donne les tailles des segments d'un exécutable binaire ou d'un fichier archive. C'est utile principalement pour les programmeurs.
bash$ size /bin/bash text data bss dec hex filename 495971 22496 17392 535859 82d33 /bin/bash |
Ajoute un message généré par l'utilisateur dans le journal système (/var/log/messages). Vous n'avez pas besoin d'être root pour appeler logger.
logger Instabilité en cours sur la connexion réseau à 23:10, le 21/05. # Maintenant, lancez un 'tail /var/log/messages'. |
En embarquant une commande logger dans un script, il est possible d'écrire des informations de déboguage dans /var/log/messages.
logger -t $0 -i Trace sur la ligne "$LINENO". # L'option "-t" spécifie la balise pour l'entrée du journal. # L'option "-i" enregistre l'identifiant du processus. # tail /var/log/message # ... # Jul 7 20:48:58 localhost ./test.sh[1712]: Trace sur la ligne 3. |
Cet utilitaire gère les journaux système, en utilisant une rotation, en les compressant, supprimant, et/ou en les envoyant par courrier électronique. Habituellement, crond lance quotidiennement logrotate.
Ajouter une entrée appropriée dans /etc/logrotate.conf rend possible la gestion de journaux personnels, ainsi que des journaux système.
Statistiques sur les processus (Process Statistics): affiche les processus en cours d'exécution avec leur propriétaire et identifiant de processus (PID). Celui-ci est habituellement appelé avec les options ax et le résultat peut être envoyé via un tube à grep ou sed pour repérer un processus spécifique (voir Exemple 11-10 et Exemple 28-1).
bash$ ps ax | grep sendmail 295 ? S 0:00 sendmail: accepting connections on port 25 |
Affiche les processus en cours d'exécution avec le format << tree >> (arbre). L'option -p affiche les PID, ainsi que les noms des processus.
Affiche les processus les plus consomnateur de puissances avec un rafaichissement permanant. L'option -b affiche en mode texte de façon à ce que la sortie puisse être analysée ou tout simplement récupérée à partir d'un script.
bash$ top -b 8:30pm up 3 min, 3 users, load average: 0.49, 0.32, 0.13 45 processes: 44 sleeping, 1 running, 0 zombie, 0 stopped CPU states: 13.6% user, 7.3% system, 0.0% nice, 78.9% idle Mem: 78396K av, 65468K used, 12928K free, 0K shrd, 2352K buff Swap: 157208K av, 0K used, 157208K free 37244K cached PID USER PRI NI SIZE RSS SHARE STAT %CPU %MEM TIME COMMAND 848 bozo 17 0 996 996 800 R 5.6 1.2 0:00 top 1 root 8 0 512 512 444 S 0.0 0.6 0:04 init 2 root 9 0 0 0 0 SW 0.0 0.0 0:00 keventd ... |
Lance un job en tâche de fond avec une priorité modifiée. Les priorités vont de 19 (le plus bas) à -20 (le plus haut). Seul root peut configurer les priorités négatives (les plus hautes). Les commandes en relation sont renice, snice et skill.
Conserve l'exécution d'une commande même si l'utilisateur se déconnecte. La commande s'exécutera en tant que tâche de fond sauf si il est suivi d'un &. Si vous utilisez nohup à l'intérieur d'un script, considérez le fait de le placer avec un wait pour éviter la création d'un processus orphelin ou zombie.
Identifie l'identifiant du processus (pid) d'un job en cours d'exécution. Comme les commandes de contrôle de job, telles que kill et renice qui agissent sur le pid d'un processus (et non pas son nom), il est parfois nécessaire d'identifier ce pid. La commande pidof est la contrepartie approximative de la variable interne $PPID.
bash$ pidof xclock 880 |
Exemple 13-4. pidof aide à la suppression d'un processus
#!/bin/bash # kill-process.sh SANSPROCESSUS=2 processus=xxxyyyzzz # Utilise un processus inexistant. # Pour les besoins de la démo seulement... # ... je ne veux pas réellement tuer un processus courant avec ce script. # # Si, par exemple, vous voulez utiliser ce script pour vous déconnecter d'Internet, # processus=pppd t=`pidof $processus` # Trouve le pid (process id) de $processus. # Le pid est nécessaire pour 'kill' (vous ne pouvez pas lancer 'kill' sur un nom de #+ programme). if [ -z "$t" ] # Si le processus n'est pas présent, 'pidof' renvoie null. then echo "Le processus $processus n'est pas lancé." echo "Rien n'a été tué." exit $SANSPROCESSUS fi kill $t # Vous pouvez avoir besoin d'un 'kill -9' pour les processus fils. # Une vérification sur l'existence du processus est nécessaire ici. # Peut-être un autre " t=`pidof $processus` ". # Ce script entier pourrait être remplacé par # kill $(pidof -x processus_name) # mais cela ne serait pas aussi instructif. exit 0 |
Identifie les processus (par pid) accédant à un fichier donné, à un ensemble de fichiers ou à un répertoire. Pourrait aussi être appelé avec l'option -k, qui tue ces processus. Ceci a des implications intéressantes pour la sécurité du système, spécialement avec des scripts empêchant des utilisateurs non autorisés d'accèder à certains services système.
Plannificateur de programmes d'administration, réalisant des tâches comme le nettoyage et la suppression des journaux système ainsi que la mise à jour de la base de données slocate. C'est la version superutilisateur de at (bien que chaque utilisateur peut avoir son propre fichier crontab modifiable avec la commande crontab). Il s'exécute comme un démon et exécute les entrées plannifiées dans /etc/crontab.
Contrôle de processus et démarrage
La commande init est le parent de tous les processus. Appelé à l'étape finale du démarrage, init détermine le niveau d'exécution du système à partir de /etc/inittab. Appellé par son alias telinit, et par root seulement.
Lien symbolique vers init, c'est un moyen de changer de niveau d'exécution, habituellement utilisé pour la maintenance système ou des réparations en urgence de systèmes de fichiers. Appelé uniquement par root. Cette commande peut être dangereuse - soyez certain de bien la comprendre avant de l'utiliser!
Affiche le niveau d'exécution actuel et ancien, c'est-à-dire si le système a été arrêté (niveau 0), était en mode simple-utilisateur (1), en mode multi-utilisateur (2 ou 3), dans X Windows (5) ou en redémarrage (6). Cette commande accède au fichier /var/run/utmp.
Ensemble de commandes pour arrêter le système, habituellement juste avant un arrêt.
Configuration fine de l'interface réseau. Il est bien plus utilisé au démarrage lors de la configuration des interfaces, ou à l'arrêt lors d'un redémarrage.
# Code snippets from /etc/rc.d/init.d/network # ... # ECheck that networking is up. [ ${NETWORKING} = "no" ] && exit 0 [ -x /sbin/ifconfig ] || exit 0 # ... for i in $interfaces ; do if ifconfig $i 2>/dev/null | grep -q "UP" >/dev/null 2>&1 ; then action "Shutting down interface $i: " ./ifdown $i boot fi # The GNU-specific "-q" option to "grep" means "quiet", i.e., producing no output. # Redirecting output to /dev/null is therefore not strictly necessary. # ... echo "Currently active devices:" echo `/sbin/ifconfig | grep ^[a-z] | awk '{print $1}'` # ^^^^^ should be quoted to prevent globbing. # The following also work. # echo $(/sbin/ifconfig | awk '/^[a-z]/ { print $1 })' # echo $(/sbin/ifconfig | sed -e 's/ .*//') # Thanks, S.C., for additional comments. |
Affiche des informations sur la façon de modifier la table de routage du noyau.
bash$ route Destination Gateway Genmask Flags MSS Window irtt Iface pm3-67.bozosisp * 255.255.255.255 UH 40 0 0 ppp0 127.0.0.0 * 255.0.0.0 U 40 0 0 lo default pm3-67.bozosisp 0.0.0.0 UG 40 0 0 ppp0 |
Vérifie la configuration du réseau. Cette commande affiche et gère les services réseau lancés au démarrage dans le répertoire /etc/rc?.d.
Originellement un port d'IRIX vers Red Hat Linux, chkconfig pourrait ne pas faire partie de l'installation principale des différentes distributions Linux.
bash$ chkconfig --list atd 0:off 1:off 2:off 3:on 4:on 5:on 6:off rwhod 0:off 1:off 2:off 3:off 4:off 5:off 6:off ... |
<< Reniffleur >> de paquets réseau. C'est un outil pour analyser et corriger le trafic sur un réseau par l'affichage des en-têtes de paquets correspondant à des critères précis.
Affiche le trafic des paquets ip entre l'hôte bozoville et caduceus:
bash$ tcpdump ip host bozoville and caduceus |
Bien sûr, la sortie de tcpdump est analysable en utilisant certains utilitaires texte préalablement discutées.
Monte un système de fichier, généralement sur un périphérique externe, tel qu'un lecteur de disquette ou de CDROM. Le fichier /etc/fstab comprend tous les systèmes de fichiers, partitions et périphériques disponibles pouvant être montés manuellement ou automatiquement. Le fichier /etc/mtab affiche les systèmes de fichiers et partitions actuellement montés (en incluant les systèmes virtuels tels que /proc).
mount -a monte tous les systèmes de fichiers et partitions indiqués dans /etc/fstab, à l'exception de ceux disposant de l'option noauto. Au démarrage, un script de /etc/rc.d (rc.sysinit ou un similaire) appelle cette commande pour monter tout ce qui doit l'être.
mount -t iso9660 /dev/cdrom /mnt/cdrom # Monte le CDROM mount /mnt/cdrom # Raccourci, à condition que /mnt/cdrom soit compris dans /etc/fstab |
Cette commande versatile peut même monter un fichier ordinaire sur un périphérique bloc et ce fichier agira comme si il était un système de fichiers. Mount accomplit cela en associant le fichier à un périphérique loopback. Une application de ceci est le montage et l'examen d'une image ISO9660 avant qu'elle ne soit gravée sur un CDR. [3]
Exemple 13-5. Vérifier une image
# En tant que root... mkdir /mnt/cdtest # Préparez un point de montage, s'il n'existe pas déjà. mount -r -t iso9660 -o loop cd-image.iso /mnt/cdtest # Montez l'image. # l'option "-o loop" est équivalent à "losetup /dev/loop0" cd /mnt/cdtest # Maintenant, vérifiez l'image ls -alR # Listez les fichiers dans cette hiérarchie de répertoires. # Et ainsi de suite. |
Démonte un système de fichiers actuellement montés. Avant de supprimer physiquement une disquette ou un CDROM monté au prélable, le périphérique doit être démonté (umount), sinon des corruptions du système de fichiers pourraient survenir.
umount /mnt/cdrom # Vous pouvez maintenant appuyer sur le bouton d'éjection en toute sécurité. |
![]() | L'utilitaire automount, s'il est correctement installé, peut monter et démonter des disquettes et des CDROM s'ils sont utilisés ou enlevés. Sur des portables diposant de lecteurs de disquette et CDROM enlevables, ceci peut poser des problèmes. |
Force une écriture immédiate de toutes les données mises à jour à partir des tampons vers le disque dur (synchronisation des lecteurs avec les tampons). Bien que cela ne soit pas strictement nécessaire, sync assure à l'administrateur système et à l'utilisateur que les données tout juste modifiées survivront à une soudaine coupure de courant. Aux anciens temps, un sync; sync (deux fois, pour être absolument certain) était une mesure de précaution utile avant un redémarrage du système.
Quelque fois, vous pouvez souhaiter forcer un vidage immédiat des tampons, comme lors de la suppression sécurisée d'un fichier (voir Exemple 12-42) ou lorsque les lumières commencent à clignotter.
Initialise et configure les périphériques loopback.
Exemple 13-6. Création d'un système de fichiers dans un fichier
TAILLE=1000000 # 1 Mo head -c $TAILLE < /dev/zero > fichier # Initialise un fichier de la taille indiquée. losetup /dev/loop0 fichier # Le configure en tant que périphérique loopback. mke2fs /dev/loop0 # Crée un système de fichiers. mount -o loop /dev/loop0 /mnt # Le monte. # Merci, S.C. |
Crée une partition de swap ou un fichier. L'aire de swap doit être, du coup, activé avec swapon.
Active/désactive la partition de swap ou le fichier. Ces commandes sont généralement utilisées au démarrage et à l'arrêt.
Crée un système de fichiers ext2 Linux. Cette commande doit être appelée en tant que root.
Exemple 13-7. Ajoute un nouveau disque dur
#!/bin/bash # Ajouter un deuxième disque dur au système. # Configuration logiciel. suppose que le matériel est déjà monté. # A partir d'un article de l'auteur de ce document dans le numéro # #38 de la "Linux Gazette", http://www.linuxgazette.com. ROOT_UID=0 # Ce script doit être lancé en tant que root. E_NOTROOT=67 # Erreur pour les utilisateurs non privilégiés. if [ "$UID" -ne "$ROOT_UID" ] then echo "Vous devez être root pour utiliser ce script." exit $E_NOTROOT fi # A utiliser avec beaucoup de précautions! # Si quelque chose se passe mal, vous pourriez supprimer votre système de #+ fichiers complet. NOUVEAUDISQUE=/dev/hdb # Suppose que /dev/hdb est disponible. A vérifier! POINTMONTAGE=/mnt/newdisk # Ou choisissez un autre point de montage. fdisk $NOUVEAUDISQUE1 mke2fs -cv $NOUVEAUDISQUE1 # Vérifie les mauvais blocs et rend la sortie verbeuse. # Note: /dev/hdb1, *pas* /dev/hdb! mkdir $POINTMONTAGE chmod 777 $POINTMONTAGE # Rend le nouveau disque accessible à tous les utilisateurs. # Maintenant, testez... # mount -t ext2 /dev/hdb1 /mnt/newdisk # Essayez de créer un répertoire. # Si cela fonctionne, démontez-le et faites. # Etape finale: # Ajoutez la ligne suivante dans /etc/fstab. # /dev/hdb1 /mnt/newdisk ext2 defaults 1 1 exit 0 |
Voir aussi Exemple 13-6 et Exemple 29-3.
Configure finement le système de fichiers ext2. Peut être utilisé pour modifier les paramètres du système de fichiers, tels que le nombre maximum de montage. Il doit être utilisé en tant que root.
![]() | Cette commande est extrêmement dangereuse. Utilisez-la à vos propres risques, car vous pourriez détruire par inavertance votre système de fichiers. |
Affiche sur stdout énormément d'informations sur le système de fichiers. Elle doit aussi être appelée en tant que root.
root# dumpe2fs /dev/hda7 | grep 'ount count' dumpe2fs 1.19, 13-Jul-2000 for EXT2 FS 0.5b, 95/08/09 Mount count: 6 Maximum mount count: 20 |
Liste ou modifie les paramètres des disques durs. Cette commande doit être appelée en tant que root et peut être dangereuse si elle est mal utilisée.
Crée ou modifie une table des partitions sur un périphérique de stockage, habituellement un disque dur. Cette commande doit être appelée en tant que root.
![]() | Utilisez cette commande avec d'infinies précautions. Si quelque chose se passe mal, vous pouvez détruire un système de fichiers existant. |
Ensemble de commandes de vérification, réparation et déboguage des systèmes de fichiers.
fsck: une interface pour vérifier un système de fichiers UNIX (peut appeler d'autres utilitaires). Le type de système de fichiers est par défaut ext2.
e2fsck: vérificateur du système de fichiers ext2.
debugfs: débogueur du système de fichiers ext2. Une des utilités de cette commande versatile, mais dangereuse, est de récupérer (ou plutôt d'essayer de récupérer) des fichiers supprimés. A réserver aux utilisateurs avancés !
![]() | Toutes ce commandes doivent être appelées en tant que root et peuvent endommager, voire détruire, un système de fichiers si elles sont mal utilisées. |
Vérifie les blocs défectueux (défauts physiques du média) sur un périphérique de stockage. Cette commande trouve son utilité lors du formattage d'un nouveau disque dur ou pour tester l'intégrité du média de sauvegarde. [4] Comme exemple, badblocks /dev/fd0 teste une disquette.
La commande badblocks peut être appelé de façon destructive (écrasement de toutes les données) ou dans un mode lecture-seule non destructif. Si l'utilisateur root est le propriétaire du périphérique à tester, comme c'est le cas habituellement, alors root doit appeler cette commande.
Crée une disquette de démarrage pouvant être utilisée pour lancer le système si, par exemple, le MBR (master boot record) est corrumpu. La commande mkbootdisk est en fait un script Bash, écrit par Erik Troan, et disponible dans le répertoire /sbin.
CHange ROOT directory (modifie le répertoire racine). Habituellement, les commandes sont récupérées à partir de $PATH, depuis la racine /, le répertoire racine par défaut. Cette commande modifie le répertoire racine par un autre répertoire (et modifie aussi le répertoire de travail). Ceci est utile dans des buts de sécurité, par exemple lorsqu'un administrateur système souhaite restreindre certains utilisateurs notamment ceux utilisant telnet, pour sécuriser une partie du système de fichiers (c'est souvent assimilé à confiner un utilisateur invité dans une prison chroot (<< chroot jail >>)). Notez qu'après un chroot, le chemin d'exécution des binaires du système n'est plus valide.
Un chroot /opt ferait que toutes les références à /usr/bin seraient traduites en /opt/usr/bin. De même, chroot /aaa/bbb /bin/ls redirigerait tous les futurs appels à ls en /aaa/bbb comme répertoire de base, plutôt que / comme c'est habituellement le cas. Un alias XX 'chroot /aaa/bbb ls' dans le ~/.bashrc d'un utilisateur restreint réllement la portion du système de fichiers où elle peut lancer des commandes.
La commande chroot est aussi pratique lors du lancement du disquette d'urgence (chroot vers /dev/fd0), ou comme option de lilo lors de la récupération après un crash système. D'autres utilisations incluent l'installation à partir d'un autre système de fichiers (une option rpm) ou le lancement d'un système de fichiers en lecture-seule à partir d'un CDROM. Ne peut s'appeller qu'en tant que root, et à utiliser avec précaution.
![]() | Il pourrait être nécessaire de copier certains fichiers système vers un répertoire compris dans le répertoire de base du chroot, car le $PATH n'est plus fiable. |
Cet utilitaire fait partie du package procmail (www.procmail.org). Il crée un fichier de verrouillage, un fichier sémaphore qui contrôle l'accès à un fichier, périphérique ou ressource. Le fichier de verrouillage sert en tant qu'indicateur qu'un fichier, périphérique, ressource est utilisé par un processus particulier (<< occupé >>), et ne permet aux autres processus qu'un accès restreint (ou pas d'accès).
Les fichiers de verrouillage sont utilisés par des applications pour protéger les répertoires de courriers électroniques des utilisateurs de modifications simultanées, pour indiquer qu'un port modem est utilisé ou pour montrer qu'une instance de Netscape utilise son cache. Les scripts peuvent vérifier l'existence d'un fichier de verrouillage créé par un certain processus pour vérifier si le processus existe. Notez que si un script essaie de créer un fichier de verrouillage déjà existant, le script a toutes les chances de se terminer précipitamment.
Habituellement, les applications créent et vérifient les fichiers de verrouillage dans le répertoire /var/lock. Un script peut tester la présence d'un fichier de verrouillage de la façon suivante.
nomappl=xyzip # L'application "xyzip" crée le fichier de verrouillage "/var/lock/xyzip.lock". if [ -e "/var/lock/$nomappl.lock ] then ... |
Crée des fichiers de périphériques blocs ou caractères (peut être nécessaire lors de l'installation d'un nouveau matériel sur le système).
Supprime automatiquement les fichiers qui n'ont pas été accédés depuis une certaine période. Appelé habituellement par crond pour supprimer les fichiers journaux.
Utilitaire pour la création des fichiers périphériques. Il doit être lancé en tant que root et dans le répertoire /dev.
root# ./MAKEDEV |
La commande dump est un utilitaire élaboré de sauvegarde du système de fichiers, généralement utilisé sur des grosses installations et du réseau. [5] Il lit les partitions brutes du disque et écrit un fichier de sauvegarde dans un format binaire. Les fichiers à sauvegarder peuvent être enregistrés sur un grand nombre de média de stockage incluant les disques et lecteurs de cassettes. La commande restore restaure les sauvegardes faites avec dump.
Réalise un formattage bas-niveau sur une disquette.
Initialise une limite supérieure sur l'utilisation des ressources système. Habituellement appelé avec l'option -f, qui intialise une limite sur la taille des fichiers (ulimit -f 1000 limite les fichiers à un mégaoctet maximum). L'option -t limite la taille du coredump (ulimit -c 0 élimine les coredumps). Normalement, la valeur de ulimit serait configurée dans /etc/profile et/ou ~/.bash_profile (voir Chapitre 27).
![]() | Un emploi judicieux de ulimit peut protéger un système contre l'utilisation des bombes fork.
Un ulimit -Hu XX (où XX est la limite du nombre de processus par utilisateur) dans /etc/profile annulerait ce script lorsqu'il dépassera cette limite. |
Masque pour la création d'un fichier utilisateur (User MASK). Limite les attributs par défaut d'un fichier pour un utilisateur particulier. Tous les fichiers créés par cet utilisateur prennent les attributs spécifiés avec umask. La valeur (octale) passée à umask définit les droits du fichiers non actifs. Par exemple, umask 022 nous assure que les nouveaux fichiers auront tout au plus le droit 0755 (777 NAND 022). [6] Bien sûr, l'utilisateur peut ensuite modifier les attributs de fichiers spécifiques avec chmod. La pratique habituelle est d'initialiser la valeur de umask dans /etc/profile et/ou ~/.bash_profile (voir Chapitre 27).
Obtenir des informations sur ou modifier le périphérique racine, l'espace swap ou le mode vidéo. La fonctionnalité de rdev a été principalement repris par lilo, mais rdev reste utile pour configurer un disque ram. C'est une autre commande dangereuse si elle est mal utilisée.
Affiche les modules noyau installés.
bash$ lsmod Module Size Used by autofs 9456 2 (autoclean) opl3 11376 0 serial_cs 5456 0 (unused) sb 34752 0 uart401 6384 0 [sb] sound 58368 0 [opl3 sb uart401] soundlow 464 0 [sound] soundcore 2800 6 [sb sound] ds 6448 2 [serial_cs] i82365 22928 2 pcmcia_core 45984 0 [serial_cs ds i82365] |
![]() | Faire un cat /proc/modules donne la même information. |
Force l'installation d'un module du noyau (utilise modprobe à la place, lorsque c'est possible). Doit être appelé en tant que root.
Force le déchargement d'un module du noyau. Doit être appelé en tant que root.
Chargeur de modules normalement appelé à partir d'un script de démarrage. Doit être appelé en tant que root.
Crée un fichier de dépendances de module, appelé habituellement à partir d'un script de démarrage.
Lance un programme ou un script avec certaines variables d'environnement initialisées ou modifiées (sans modifier l'environnement système complet). [nomvariable=xxx] permet la modification d'une variable d'environnement nomvariable pour la durée du script. Sans options spécifiées, cette command affiche tous les paramètrages de variables d'environnement.
![]() | Dans Bash et d'autres dérivatifs du shell Bourne, il est possible d'initialiser des variables dans un environnement d'une seule commande.
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![]() | La première ligne d'un script (la ligne << #-! >>) peut utiliser env lorsque le chemin vers le shell ou l'interpréteur est inconnu.
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Affiche les dépendances des bibliothèques partagées d'un exécutables.
bash$ ldd /bin/ls libc.so.6 => /lib/libc.so.6 (0x4000c000) /lib/ld-linux.so.2 => /lib/ld-linux.so.2 (0x80000000) |
Supprime les références symboliques de déboguage à partir d'un exécutable. Ceci réduit sa taille mais rend le déboguage impossible.
Cette commande est fréquente dans un Makefile mais bien plus rare dans un script shell.
Affiche les symboles dans un binaire compilé sur lequel la commande strip n'a pas agi.
Client distant: synchronise, clone ou sauvegarde un système de fichiers sur un serveur distant.
En utilisant notre connaissance des commandes administratives, examinons un script système. Une des façons les plus courtes et les plus simples de comprendre les scripts est killall, utilisée pour suspendre les processus en cours lors de l'arrêt du système.
Exemple 13-8. killall, à partir de /etc/rc.d/init.d
#!/bin/sh # --> Commentiares ajoutés par l'auteur de ce document identifiés par "# -->". # --> Ceci fait partie du paquetage de scripts 'rc' # --> par Miquel van Smoorenburg, <miquels@drinkel.nl.mugnet.org> # --> Ce script particulier semble être spécifique à Red Hat # --> (il pourrait ne pas être présent dans d'autres distributions). # Arrête tous les services inutiles qui sont en cours d'exécution (ils ne # devraient pas, donc il s'agit juste d'un test) for i in /var/lock/subsys/*; do # --> Boucle for/in standard, mais comme "do" se trouve sur la même # --> ligne, il est nécessaire d'ajouter ";". # Vérifie si le script existe. [ ! -f $i ] && continue # --> C'est une utilisation intelligente d'une "liste et", équivalente # --> à if [ ! -f "$i" ]; then continue # Obtient le nom du sous-système. subsys=${i#/var/lock/subsys/} # --> Correspondance de nom de variable qui, dans ce cas, est le nom du # --> fichier. C'est l'équivalent exact à subsys=`basename $i`. # --> Il l'obtient du nom du fichier de verrouillage (si il existe un # --> fichier de verrou, c'est la preuve que le processus est en cours # --> d'exécution). # --> Voir l'entrée "lockfile", ci-dessus. # Arrête le sous-système. if [ -f /etc/rc.d/init.d/$subsys.init ]; then /etc/rc.d/init.d/$subsys.init stop else /etc/rc.d/init.d/$subsys stop # --> Suspend les jobs et démons en cours en utilisant la commande # --> intégrée 'stop'. fi done |
Ce n'était pas si mal. En plus d'un léger travail avec la correspondance de variables, il n'y a rien de plus ici.
Exercice 1. Dans /etc/rc.d/init.d, analyse le script halt. C'est un peu plus long que killall mais similaire dans le concept. Faite une copie de ce script quelque part dans votre répertoire personnel et expérimentez-le ainsi (ne le lancez pas en tant que root). Lancez-le simultanément avec les options -vn (sh -vn nomscript). Ajoutez des commentaires extensifs. Modifiez les commandes << action >> en << echos >>.
Exercice 2. Regardez quelques-uns des scripts les plus complexes dans /etc/rc.d/init.d. Regardez si vous comprenez certaines parties d'entre eux. Suivez la procédure ci-dessus pour les analyser. Pour plus d'indications, vous pouvez aussi examiner le fichier sysvinitfiles dans /usr/share/doc/initscripts-?.??, faisant partie de la documentation d'<< initscripts >>.
[1] | C'est le cas pour les machines Linux ou Unix disposant d'un système de gestion de quotas disque. |
[2] | La commande userdel échouera si l'utilisateur en cours de suppression est connecté à ce moment. |
[3] | Pour plus de détails sur la gravure de CDR, voir l'article d'Alex Withers, Créer des CDs, dans le numéro d'octobre 1999 du Linux Journal. |
[4] | L'option -c de mke2fs demande aussi une vérification des blocs défectueux. |
[5] | Les opérateurs de systèmes Linux simple utilisateur préfèrent généralement quelque chose de plus simple pour leur sauvegarde, comme tar. |
[6] | NAND est l'opérateur logique << not-and >>. Son effet est similaire à la soustraction. |
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